Jusqu’au mois de juin 2016,  à travers  le Programme d’Administration et de Gestion de propriétés foncières (LAMP),  le Groupe de Travail sur le Droit Foncier en Haïti a atteint plus de 3.600 personnes vivant dans des communautés urbaines et rurales, à travers ses campagnes de sensibilisation et ses programmes de formation.

L’une desdites communautés est le Cap-Haïtien, une grande ville située sur la côte nord d’Haïti et qui comprend plus de 260.000 habitants. Considéré comme le berceau historique d’Haïti, le Cap a longtemps fait face à des problèmes fonciers d’une grande complexité ; ce qui a motivé le Groupe à lancer sa première “ Semaine relative aux droits fonciers ”  au Cap-Haïtien, dans le cadre de son programme de sensibilisation générale.

Au cours de la semaine du 14 Juin 2016, le Groupe a mis en place une campagne de sensibilisation générale ainsi que trois campagnes de sensibilisation particulière afin d’aider les publics cibles à comprendre  les processus permettant d’acheter et de vendre des parcelles de terre de manière légale et à connaitre les droits des propriétaires fonciers ainsi que le rôle du gouvernement et des professionnels évoluant dans le milieu juridique, en ce qui concerne la sécurisation des droits fonciers.

Au Cap-Haïtien, les campagnes de sensibilisation ont atteint plus de 1000 participants en provenance du secteur privé et du secteur public (des secteurs public et privé), en incluant environ 335 femmes ; ce qui peut parfaitement témoigner des nombreux efforts déployés par Habitat pour l’Humanité pour faire en sorte que les femmes soient bien représentées. Les femmes sont particulièrement vulnérables aux divers obstacles et défis se rapportant à la possession de propriétés foncières vu que, malheureusement, de nombreuses tendances et coutumes sociales ainsi que de nombreux systèmes leur empêchent de jouir des mêmes droits que les hommes.

Marthe, l’une des femmes ciblées par les campagnes de sensibilisation, prend le temps de faire part de l’importance (concrète) desdites campagnes à ses yeux  “J’ai perdu une parcelle de terre, il y a (de cela) quelques années, seulement parce que je ne connaissais pas ce genre d’information. Après cette séance de sensibilisation, je suis sûre que si j’avais su tout ce que j’ai appris aujourd’hui, les choses seraient différentes pour ma famille (et moi).”

Marthe est la coordonnatrice d’un consortium d’organisations communautaires dirigées par des femmes, à Petit-Anse, une localité située en dehors de la ville du Cap (Haïtien). Et elle est prête à partager tout ce qu’elle a appris. “Certaines informations doivent être largement diffusées,” confia Marthe. “Je vais partager tous les conseils et astuces dont on m’a fait part, avec mes collègues, les autres membres de l’organisation ainsi qu’avec beaucoup d’autres gens afin qu’ils ne perdent pas leur propriété ou qu’ils ne soient pas expulsés. Au fond, les gens devraient être au courant des lois foncières parce qu’en réalité, elles ont été implantées pour nous protéger.”


[/et_pb_text]
[/et_pb_column]
[/et_pb_row]
[/et_pb_section]